3 octobre 2017

Général Séré de Rivières

Raymond Adolphe Séré de Rivières

 

 

 

 

 

 

 

 

Né le 20 mai 1815 à Albi (Tarn) et mort le 16 février 1895 à Paris, est un ingénieur militaire et général français.

Cadet d’une famille de quatre enfants, originaire du Languedoc, Séré de Rivières repose aujourd’hui au cimetière du Père-Lachaise, sa modeste sépulture porte simplement l’épitaphe Lapides clamabunt (les pierres témoigneront). Il a donné son nom à un système complet de fortifications construit après la guerre de 1870.

On le surnomme le Vauban du XIXème siècle, distinction qu’il partage avec général Haxo. L’alter-ego belge de Séré de Rivières est Brialmont, tandis que l’alter-ego allemand Von Biehler.
Le « Rivières », du nom de famille « Séré de Rivières », vient de la commune de Rivières, près de Gaillac, dans le Tarn. Étudiant à Paris, il est admis en 1833 à l’École militaire de Saint-Cyr, mais il fait le choix de ne pas y entrer, préférant poursuivre ses études de droit. Il entre à l’École polytechnique en 1835, il en sort en 1837 avec le grade de sous-lieutenant. Il intègre alors l’École d’application de l’artillerie et du génie de Metz où il apprend les bases de la fortification permanente.

En 1839, il rejoint le 2e régiment du génie d’Arras où il perfectionnera ses connaissances. Il s’inspire des idées du marquis de Montalembert. Lieutenant en 1841, il est capitaine de deuxième classe en janvier 1843, puis nommé à la chefferie de Toulon en avril de la même année. À ce poste, il fait preuve de capacités inhabituelles en matière de fortifications, art dont la maîtrise guidera sa carrière. À Toulon, son œuvre comprend la caserne du Centre et le fort du Cap-Brun. Il fut muté successivement :

– Perpignan en octobre 1848 ;
– Castres en mars 1849 ;
– Carcassonne en juillet 1853 ;
– Orléans en mars 1860 (après avoir participé à la campagne d’Italie de 1859) ;
– Paris-Nord en octobre 1860 ;
– Nice en janvier 1862 ;
– Metz en août 1864 ;
– Lyon en avril 1868.

Son idée maîtresse en matière de fortifications – faire reposer les défenses d’une place sur un ensemble de forts détachés plutôt que sur une ligne continue – a été mise en œuvre dans nombre des places où il a été amené à exercer : Toulon, mais aussi Nice (ouvrages de la Tête de Chien, de la Drette et de la Revère), Metz (forts de Saint-Quentin, Plappeville, Saint-Julien et Queuleu), Lyon (enceinte reliant les forts de Caluire et de Montessuy). Il est promu Grand officier de la Légion d’honneur en 1878.