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Missions de la ligne Maginot

Missions de la ligne Maginot

Conséquences de la première guerre mondiale Qui s’achève, pour la France, le 11 novembre 1918 et la signature de l’armistice, laisse derrière elle un pays détruit, exsangue, à bout de souffle qui vient de vivre la guerre la plus dévastatrice de son histoire et qui souhaite plus que tout éviter un nouveau conflit. La conception de la ligne Maginot au cours des années 1920, puis sa réalisation au cours des années 1930 découlent directement de ce conflit. En effet, la guerre a aggravé la situation démographique de la France, qui se trouve ainsi lourdement défavorisée face à l’Allemagne en cas de nouvelle guerre, il est nécessaire d’économiser au maximum le précieux sang français exalté par les nationalistes dans l’entre-deux-guerres. De plus, la France a subi d’importantes destructions qui ont affecté de grandes villes, des terroirs agricoles fertiles, des axes de communication majeurs et des bassins industriels de première importance pour éviter cela, il est nécessaire, en cas de guerre, de repousser immédiatement toute incursion ennemie et de garantir l’intégrité du territoire national. La première guerre mondiale entraîne également une modification radicale de la stratégie française plus question de l’offensive à outrance de 1914 et de la guerre de mouvement la prochaine guerre sera une guerre de position, selon le haut commandement français. De plus, l’expérience de Verdun a montré qu’un front continu, où chaque pouce de terrain est battu par de l’artillerie et des mitrailleuses est quasi imprenable. De plus, les forts Séré de Rivières construits dans les années 1880 pour protéger les nouvelles frontières de l’Est après la perte de l’Alsace-Lorraine à l’issue de la guerre de 1870, sont désormais trop éloignés de la frontière entre l’Allemagne et la France après le retour des territoires perdus à la France grâce au traité de Versailles du 28 juin 1919 et leur armement est obsolète.

Contexte historique L’alliance franco-britannique au début de la guerre Le 3 septembre 1939, la France et la Grande-Bretagne déclarent conjointement la guerre à l’Allemagne, en vertu des accords qui les lient à la Pologne, envahie par les armées nazies. Le Général Gamelin est désigné commandant en chef des forces franco-britanniques sur le front ouest en septembre et l’Angleterre envoie un corps expéditionnaire (BEF) composé de 394 000 hommes dans le Nord de la France. Général Gamelin est confiant dans la stratégie défensive centrée au tour de la ligne Maginot, gigantesque système de fortifications qui s’étirent des Alpes aux Ardennes, et qui doit son nom à André Maginot, ministre de la guerre de 1929 à 1932, photographié ici en 1919. Construite principalement de 1929 à 1936, elle consiste en un système élaboré de blocs de béton et de galeries souterraines équipées d’artillerie lourde (obus, canons, mortier notamment). De septembre 1939 à juin 1940, les forces alliées attendent l’attaque ennemie, sans que beaucoup de combats ne soient livrés. C’est la drôle de guerre. Le 9 décembre 1939, jour où a été prise la photographie, le roi Georges VI monté sur le trône après l’abdication d’Edouard VII en 1936, et chef des armées des pays du Commonwealth, visite l’ouvrage du Hackenberg secteur fortifié de Boulay, le plus important de la ligne, situé à Veckring, en Moselle.

Projets et construction L’idée de la construction de la ligne Maginot s’imposa dans les années 1920 suite à deux épisodes d’afflux massif d’immigrés allemands en, d’abord en 1870-1871 puis dans la période 1914-1918. En effet, ces immigrants ne trouvant pas à se loger à la frontière étaient contraints de continuer jusque loin à l’intérieur du pays. Face aux difficultés d’intégration et aux risques de marginalisation de cette population étrangère, le fonctionnaire français prévit la construction de la Ligne Maginot dès le 30 Février 1921. Mettre au point tous les détails de ce plan prit 10 ans. Puis, le temps que la poste transmette les instructions par voyageur.

La construction ne commença qu’un an plus tard Les premiers projets de la ligne Maginot vont voir le jour peu après la fin de la première guerre mondiale, avec la création de la commission de défense des Frontières (CDF) en 1922. C’est elle, sous l’égide du maréchal Pétain, qui va établir les premiers plans. Cet organisme est dissous en 1927 pour laisser la place à la C.O.R.F., organisme qui sera le véritable artisan de la ligne Maginot. Les travaux commencent en 1928, non pas face à l’Allemagne mais face à l’Italie, car le fascisme italien est à l’époque plus menaçant que la république de Weimar allemande. De nombreux chantiers sont ouverts au cours de l’année 1929 dans les Alpes mais aussi dans le Nord-Est. Les crédits alloués à la construction des fortifications sont votés par le Sénat le 14 janvier 1930 (avec 90 % des voix). À la tribune se tient André Maginot, ministre de la guerre, ancien combattant grièvement blessé en 1914, l’un des plus fervents défenseurs de la fortification des frontières. C’est ainsi que, dans la mémoire collective, la ligne fortifiée reste associée au nom de cet homme. Les premiers crédits s’élèvent à 2,9 milliards de francs de l’époque (soit 1,7 milliard d’euros). Au total, la ligne Maginot coûtera plus de 5 milliards de francs, ce qui ne représente pas une dépense particulièrement importante dans le budget de l’état, surtout que, du fait de la crise économique et de l’inflation constante, les dépenses seront compressées au maximum, ce qui se ressentira sur la qualité des réalisations. La construction s’active jusqu’en 1933, date à laquelle le gros œuvre des principaux ouvrages est terminé. En 1934, une nouvelle série de chantiers s’ouvre dans le Nord-Est dans la Sarre française et autour de Montmédy face à la Belgique. En 1935, (après l’arrivée au pouvoir d’Hitler et les revendications de Mussolini), des crédits supplémentaires sont alloués pour tenter de couvrir toute la frontière, mais ces constructions dites des nouveaux fronts n’auront ni la valeur, ni l’efficacité des premiers ouvrages. La C.O.R.F. est dissoute et ses compétences sont transmises aux commandants d’armée locaux. En 1936, on peut considérer que la ligne Maginot est terminée. Dans les années qui suivent, les Services Techniques du Génie (STG) et M.O.M. construisent des milliers de blockhaus tout le long de la frontière, au-delà même des anciens fronts bâtis par la C.O.R.F.  Cette campagne de construction se poursuivra jusqu’en 1940 et témoigne d’un changement de doctrine dans l’utilisation de la ligne Maginot, puisque, conçue à l’origine comme uniquement un moyen d’arrêter une offensive brutale de faible envergure, elle est à présent considérée comme une muraille de béton infranchissable capable de retenir des armées entières, ce qui n’était pas son but originel.

Une construction précipitée Vers la fin des années 1930, l’agression allemande força le gouvernement français à précipiter la construction, ce qui résulta en l’utilisation de fromage à pâte molle de type brie plutôt que de fromage à pâte dure. En conséquence, bon nombre des bunkers et des murs de la Ligne Maginot fondirent durant l’humide d’été 1939, entraînant le tout premier glissement de fromage qui eut pour conséquence la destruction de la ville de. La mort tragique de 200 personnes dans le glissement de fromage de La Bresse est considérée comme la majeure perte française subie durant la seconde guerre mondiale. Suite à ce désastre, les parties en fromage mou furent renforcées par l’ajout de cloches à fromage. Certaines améliorations stratégiques furent apportées, comme l’utilisation du reblochon et du munster, malgré l’interdiction d’armement chimique édictée dans la convention de Genève. A la fin de sa construction, la Ligne Maginot comptait un total de 3 bunkers, un nid de mitrailleuse à moitié terminé et un mur haut d’un mètre cinquante hérissé de cloches à fromages, qui s’étendait de La Bresse à l’Alsace dans la mauvaise direction. Un total estimé à 20 militaires français était constamment en service sur la Ligne Maginot, même pendant la Bataille de France.

Missions de la ligne Maginot Ces nouvelles fortifications ont ainsi de nombreuses fonctions en cas de guerre économiser les troupes et compenser les classes creuses causées par la première guerre mondiale empêcher une attaque-surprise venant de l’Allemagne et permettre de mobiliser l’armée française à l’abri protéger les bassins industriels et les mines d’Alsace et de Lorraine servir de base à une éventuelle contre-attaque pousser les allemands à passer par la Belgique ou par la Suisse. En effet, contrairement à une idée trop largement répandue, personne n’a été surpris par le fait que les allemands cherchent à contourner la ligne Maginot en 1940 en passant par la Belgique, car tous les généraux français avaient vécu la première guerre mondiale et savaient que les allemands étaient déjà passés par la Belgique en 1914 à cause des fortifications françaises. Et ainsi obliger le Royaume-Uni garant de la Belgique, à se battre contre l’Allemagne aux côtés de la France. Cette stratégie est la composante du plan Dyle.

 

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