7 octobre 2017

La ligne CEZF

La commission d’études des zones fortifiées

Le 6 septembre, alors que les hostilités viennent à peine de commencer, le général Gamelin envisage de compléter le plus tôt possible nos systèmes fortifiés sur nos divers fronts neutres , front pyrénéen excepté en utilisant des procédures modernes aussi rapides que possible décision n° 058-3/FT. Cette décision prouve que Garmelin envisage une guerre longue si les Allemands lui laissent le temps de renforcer son système fortifié. Constituée ce même 6 septembre au sein du grand quartier général, la Commission d’études des zones fortifiés est placée sous la direction du général Belhague , ancien président de la défunte CORF, avec comme adjoints les généraux Lefort ancien directeur du génie au ministère de la Guerre et Philippe IGG en titre. Après le départ de Belhague et de Lefort le 15 janvier 1940. C’est le général Philippe qui en devient le président avec le général Grenet comme adjoint. La CEZF sera dissoute le 6 juillet 1940.

Le général Belhague se met de suite au travail et, du 23 septembre au 6 octobre 1939, les premiers besoins sont estimés. La CEZF doit en effet établir le tracé général et la contexture des positions. Chaque position comprend une ligne principale de résistance et une ligne d’arrêt ajournée par principe, chaque ligne comportant un obstacle antichar (fossé), un réseau de fil de fer large de 6 m et des casemates STG.

Ces organes avec dalle de 2 m selon la note du 29 décembre 1938 sont des unités très lourdes qui n’ont rien à envier en termes de solidité aux casemates CORF. conçus avec un seul étage, ils disposent de locaux suffisamment vastes pour abriter le personnel et généralement deux chambres de tir en échelons refusés. Comme leur homologues de la série précédente, leur principale faiblesse réside dans leur armement dont la puissance de feu n’est certainement pas en rapport avec la masse de béton coulée.