Association Les Bergers des Pierres-Moselle

Les bureaux et les chambres des officiers sont éclairés par une lanterne et un chandelier.

Des lampes à pétrole ou des bougies seront utilisées pour éclairer les bureaux et les chambres des officiers. Pour cette situation, nous aurons recours à un chandelier en cuivre ordinaire. Si ces locaux pouvaient être difficiles à ventiler, nous pourrions les utiliser après 1901.
Tout comme dans les chambres de troupe, on utilise des lampes à pétrole avec une suspension à réflecteur parabolique et un tuyau pour évacuer les gaz de combustion.

L’éclairage électrique à partir de 1889

L’installation de ce genre d’éclairage se fera principalement dans les forts les plus modernes des 4 places de l’est, ou sur certains ouvrages côtiers entre 1907 et 1915. En temps de guerre, l’usine électrique fournit de l’électricité aux lampes à incandescence à filament de carbone pour assurer l’éclairage. Leur fonction est d’éclairer l’ensemble du fort, y compris les magasins et les tourelles cuirassées. Lorsqu’il y a la paix, ces bâtiments sont fréquemment reliés au réseau civil, qui assure l’éclairage électrique de certaines parties seulement. En cas de panne du réseau électrique, on conserve l’éclairage avec des lampes à pétrole ou à bougie dans ces ouvrages.

Les puits de lumière
Avant 1885, les forts sont éclairés la journée grâce à des puits de lumière qui renvoient la lumière du soleil dans les parties souterraines. 
Ils permettent aussi d’assurer une ventilation naturelle, empêchant l’humidité de rentrer dans l’ouvrage.
Ces puits sont surtout installés dans les forts avant la crise de l’obus torpille. car ils doivent être bouchés lors de la mise en défense du fort pour ne pas faire rentrer les obus ou débris
Les lampes à pétrole ou à bougie 
L’éclairage est principalement utilisé la nuit ou en cas de coupure de courant dans les forts électrifiés, grâce à diverses sortes de lampes. 
On les utilise dans l’éclairage des façades des casernements, des galeries ou des casemates d’artillerie, en tant que lampes à pétrole, appelées cages à applique.
Elles sont fréquemment équipées d’un cadenas que l’on verrouille sur une planche fixée au mur pour les empêcher de les déplacer.
Dans certains dépôts de munitions ou magasins en roc, on utilisera de nouvelles cages à applique en laiton fonctionnant avec de l’huile après la crise de l’obus torpille. 
Les lampes à pétrole suspendues et les quinquets à huile sont suspendus au plafond pour éclairer les espaces de vie comme les chambrées, la cuisine, l’infirmerie ou le poste de commandement. 
L’artillerie utilise des lampes de pointage à bougie ou à pétrole. 
Les lampes de magasin à poudre servent à éclairer les magasins de munitions en utilisant du colza. Elles se trouvent derrière un verre de 2 cm d’épaisseur, ce qui empêche la flamme de se mêler aux munitions. 
Les lampes à bougie sont de petites lampes utilisées pour éclairer les tourelles ou pour certaines parties où il n’est pas possible d’installer une cage à applique.
Le projecteur oxyacétylénique 
Ce genre d’éclairage est employé pour éclairer les fossés de nuit à partir des casemates d’artillerie (caponnières
Les coffres de contre-escarpe fonctionnent avec un projecteur oxyacétylénique qui utilise à la fois de l’oxygène et de l’acétylène, produisant ainsi une lumière très vive.
L’éclairage électrique 
Cet éclairage sera principalement mis en place dans les forts les plus récents des 4 places de l’Est, ou sur certains ouvrages côtiers entre 1907 et 1915. Il est alimenté en 110V par l’usine électrique pour alimenter des lampes à filament de carbone qui ont une durée de vie de 300 heures. Elles sont destinées à éclairer les tourelles et l’intérieur du fort.
Le projecteur Mangin Sautter-Harlé 
Grâce à une lampe à arc, ce projecteur électrique est opérationnel. Depuis 1877, il est employé dans les 4 places de l’est ou sur les ouvrages côtiers pour illuminer les abords des ouvrages ou les aéronefs.  
Les premiers modèles sont montés sur un chariot attaché à une machine Gramme et à son moteur. Le tout était tiré à l’aide d’une locomotive routière à vapeur.
À partir de cette date, les projecteurs seront dotés de diamètres allant de 45 à 120 cm, ce qui permettra d’éclairer de plus en plus loin (jusqu’à 3 km par temps clair pour un projecteur de 90 cm de diamètre). 
L’alimentation sera assurée par des groupes électrogènes mobiles à pétrole de la marque Sautter Harlé. 
Après 1906,ces engins seront positionnés dans les zones prioritaires, sous les tourelles ou les casemates, pour les protéger des attaques aériennes. Ils seront alimentés depuis l’usine électrique de l’ouvrage

Matériel d’éclairage.
À partir de 1901, le matériel d’éclairage des forts comprend les éléments suivants :
Bidon pouvant contenir 20 litres, équipé d’un bouchon à vis et d’un robinet.
Brillant Bühler.
Burette de 1 kg.
Cage-applique, disponible avec ou sans serrures et équipée d’une planchette de support. Chandelier équipé d’un ressort en fer-blanc.
Un chandelier en cuivre standard.
Ciseau droit.
Clé pour fixer la serrure d’une cage-applique.
Clef pour verrouiller une serrure de cage-applique.
Dispositif pour suspendre une lampe à réflecteur parabolique. Goupillon.
Lampe à pétrole.
Lanterne à bougie.
Lanterne à pétrole.
Lanterne de voiture munie d’un support à scellement.
Monture de cage en verre comprenant 5 verres.
Lot de 4 verres pour la lanterne portative.
Trois verres pour la monture d’une lanterne de voiture.
Lot de 100 grammes de brillant Bûhler pour lampiste. Poignée porte-cages.
Ressort à boudin adapté aux chandeliers ou aux lanternes de voiture. Chandelier suspendu avec un réflecteur parabolique. Mise en place d’une suspension pour une lampe dotée d’un réflecteur parabolique.
Verres de lampes.

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