13 juin 2017

Gros ouvrage du Chesnois

Ouvrage d’artillerie, 2ème classe (types nouveaux fronts)

L’ouvrage du Chesnois est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la limite entre les communes de Signy-Montlibert et de Thonne-le-Thil, dans le département des Ardennes. Secteur fortifié de Montmédy

Il a été épargné par les combats de mai et de , mais il est saboté puis ferraillé.

L’ouvrage aujourd’hui

Malmené par les opérations de ferraillage pendant l’Occupation, puis laissé à l’abandon, l’ouvrage, cédé par l’Armée, est encore visible de nos jours et une association a entrepris sa revalorisation extérieure.

Des aménagements ont été effectués au niveau de la partie intérieure, dont l’accès n’est plus possible actuellement, afin de permettre la préservation d’espèces trouvant ordinairement refuge dans ces structures abandonnées, notamment certaines espèces de chauves-souris.

fortchenois.e-monsite.com

  • Année(s) : 1934
  • Approbation : 20 juin 1934
  • Construction : CORF
  • Matériaux : béton armé, acier
  • Prix de revient : 37 000 000 francs
  • Entreprise : Bringer & Tondu
  • Nombre de blocs : 5 blocs
  • Équipage :  316 hommes et 8 officiers
  • Régiment(s) : 155ème  RIF, 169ème  RAP et 18ème  RG
  • Commandant l’ouvrage : capitaine Aubert
  • Major d’ouvrage : lieutenant de Looz
  • Commandant l’artillerie : lieutenant Turpault
  • Commandant l’infanterie : lieutenant Naulet
  • Commandant le génie : lieutenant Busch

Éclairage :

– lampe à pétrole, fabrication Épervier Gillet & Compagnie
– lanterne de secours à bougie, fabrication A.Butin modèle triangulaire à applique

Plans : masse ? n° 1989 S du 20 juin 1934.

Au 2ème cycle l’ouvrage aurait dû recevoir une tourelle de 75 modèle 1933 bloc 6 pour le flanquement ouest.

Bloc 1, bloc de flanquement est :

– 1 tourelle AM n° 572 transférée à Fermont,  à deux armes mixtes (12 tourelles) entièrement attribué au Nord-Est, transformation par la société des Ateliers et Chantiers de la Loire, établissement de Saint-Denis

– 1 créneau JM/AC 47 mm, trémie n°4, modèle 1929
– 1 créneau JM
– 2 cloches GFM B (1 obs./J2, état des périscopes en juin 1938, livrés 21, en fabrication 102,fabricant Huet)
– 1 cloche LG

Bloc 2, bloc infanterie :

– 1 cloche AM
– 1 cloche GFM B

Bloc 3, casemate de flanquant ouest :

– 1 créneau JM/AC 47 mm, trémie n°4, modèle 1929
– 1 cloche AM
– 1 cloche GFM B (1 obs./J2)

Bloc 4,  casemate de flanquant ouest :

– 1 créneau JM/AC 47 mm, trémie n°4, modèle 1929
– 1 cloche AM
– 2 cloches GFM B (1 obs./J2, état des périscopes en juin 1938, livrés 21, en fabrication 102,fabricant Huet)

Bloc 5, tourelle d’artillerie,

– 1 tourelle n° 73 (disparue) pour deux canons de 75 mm R modèle 1905, Matériel de 75 mm modèle 1905 R de tourelle (2 pièces), uniquement au Nord-Est, marché du 24 avril 1935 avec Chatillon – Commentry
– 1 cloche GFM B (lieutenant Ackermmann)

Entrée mixte par puits (Bloc 7),

– 1 créneau JM/AC 47 mm, trémie n°4, modèle 1929
– 2 cloches GFM B

Casernement en longueur

Usine : quatre groupes électrogènes SMIM  de 90 Ch (Société des Moteurs pour l’Industrie et la Marine) 

Pour que le fonctionnement de tous les matériels mis en oeuvre dans les ouvrages soit assuré en permanence, il est prévu que tous les ouvrages disposent d’une source d’alimentation propre constituée par un groupe de moteurs diesels destinés à produire le double de l’énergie nécessaire à chaque ouvrage. L’ensemble de ces groupes ainsi que tous les éléments nécessaires à leur bon fonctionnement sont regroupés dans une série de locaux situés en principe à proximité immédiate de l’entrée des hommes par où s’effectue l’évacuation des gaz et regroupés sous la dénomination globale d’usine.

Un groupe CLM de 8 ch (Compagnie Lilloise des Moteurs), de secours destiné à l’éclairage de l’usine et au rechargement des bouteilles d’air comprimé nécessaire au lancement des groupes,

Magasin M 2 est un local plus spécialisé puisqu’il ne contient que les munitions propres à un bloc de combat. Il est situé au pied même des blocs de combat et se compose généralement de deux cellules séparée.Dans ces cellules, le stockage des cartouches de 75 mm se fit dans des châssis métalliques prêts à être transportés par monorails et monte-charges vers l’étage supérieur du bloc de combat. Ces châssis modèle 1934 de types légèrement différents, sont ouverts aux deux extrémités, ce qui permet de visser les fusées sur les projectiles alors qu’ils ont encore dans les châssis. Pour les bombes de 135 mm, le stockage se fait dans des plateaux comportant 12 projectiles. Les ouvrages d’artillerie ne possédant pas de magasin central M 1, ils sont au nombre de dix dans le Nord-Est comportent des magasins M 1 – M 2, cellule M 1 munitions en caisses, cellules M 2 munitions en châssis.

Magasin M 3 consiste en des armoires métalliques ou en bois, situées à proximité immédiate des pièces et servant de réserve pour le cas où l’approvisionnement viendrait à cesser. Chaque pièce de 75 dispose d’une réserve de 600 coups dont une grande partie sont des obus explosifs ou à balles destinés à faire face à une attaque rapprochée. Le complément, en cas de tirs, par des chargements mobiles en attente sur les rails aériens. En outre, chaque bloc d’infanterie d’ouvrage ou d’un PO dispose d’un locale souterrain, situé au pied de la cage d’escalier, où sont entreposées les caisses de cartouches.

Munitions d’infanterie

JM 7,5 mm
– 140 000 par jumelage sous cloche ou créneau
– 200 000 par jumelage sous tourelle
FM 7,5 mm
– 40 000 par FM sous cloche ou créneau
– 1 000 par FM de défense d’entrée