LES PLACES FORTIFIÉES ÉGALEMENT APPELÉS CAMPS RETRANCHÉS

Carte Système Séré de Rivières (1870-1914)..

Plan N°#011
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  • La place fortifiée de Lorient
  • La place fortifiée de Brest
  • La place fortifiée de Cherbourg
  • La place fortifiée du Havre
  • La place fortifiée de Dunkerque
  • La place fortifiée de Lille
  • La place fortifiée de Paris
  • La place fortifiée de Maubeuge
  • Secteur de Maubeuge et Verdun
  • La place fortifiée de Reims
  • La place fortifiée de Laon
  • La place fortifiée de Fère
  • La place fortifiée de Verdun
  • Les forts de Hauts  de Meuse
  • La place fortifiée de Toul
  • Les forts dans la trouée de Charmes
  • La place fortifiée de Langres
  • La place fortifiée d’Epinal
  • Les forts de la Haute-Meuse
  • La place fortifiée de Belfort
  • Les forts de la trouée de Belfort
  • La place fortifiée de Besançon
  • Pontarlier et le rideau du Jura
  • La place fortifiée de Dijon
  • La place fortifiée de Bourg-Saint-Maurice
  • La place fortifiée d’Albertville
  • Le secteur de Chamousset
  • Les forts de la Haute-Maurienne
  • La place fortifiée de Lyon
  • La place fortifiée de Grenoble
  • La place fortifiée de Briançon
  • La place forte de Mont-Dauphin
  • La place fortifiée de Tournoux
  • Les forts situés à l’avant de Nice
  • La place fortifiée de Nice
  • La place fortifiée de Marseille
Avant la Première Guerre mondiale, les fortifications du système séré de Rivières en France étaient en place.
Les fortifications Séré de Rivières, également appelées « la Barrière de fer« 
Depuis la guerre de 1870, l’Empire allemand cherche à isoler la France sur la scène européenne afin de l’empêcher de reprendre l’Alsace-Moselle et de s’étendre en Afrique-coloniale. De cette manière, l’État français, qui est seulement allié avec la Russie depuis 1892, se trouve entouré de pays qui forment une alliance, la Triplice, et qui peuvent l’attaquer à tout moment. D’autres pays, comme le Royaume-Uni, la Belgique ou la Suisse, pourraient choisir la Triplice en tant que pays neutres, ou encore octroyer un droit de passage pour conquérir l’État français. La crise de Fachoda en 1898 ne fait rien pour arranger les choses. Elle oppose la France au Royaume-Uni dans le Sud du Soudan. Les relations s’améliorent au début du siècle et l’entente cordiale entre les deux pays est signée le 8 avril 1904. Ce traité, d’une grande importance symbolique, définit des zones d’influence pour les colonies, dans le but d’éviter tout nouvel incident. Cela marquera le début d’une nouvelle alliance contre la Triplice.
En 1905, le Royaume-Uni est préoccupé par la montée en puissance de l’Allemagne. Il quitte son isolement diplomatique le 31 août 1907, où il conclut un accord avec la Russie pour délimiter leurs frontières en Afghanistan, en Perse et au Tibet. En cas d’attaque de la Triplice, les deux pays s’engagent à se soutenir mutuellement. Les accords de 1904 et 1905 constituent la triple entente, mais ne contraignent pas le Royaume-Uni si la France est attaquée sur ses frontières face à l’Empire allemand. Par contre, la France, l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie et le Royaume-Uni sont les gardiens de la neutralité belge depuis 1893. Si l’Allemagne viole cet accord, le Royaume-Uni pourrait entrer en guerre à nos côtés.
Cette situation, qui va perdurer jusqu’à la Grande Guerre, redonnera de l’importance à notre système fortifié fragilisé depuis la crise de l’obus-torpille, une invasion de la Belgique par la Triplice serait très mal perçue sur la scène européenne. En fait, le Royaume-Uni détient la première flotte mondiale, la montée en puissance de la marine allemande le préoccupe, car il redoute que la flotte du Reich prenne le contrôle des principaux ports belges par rapport à ses côtes.La Haute Commission des places fortifiées, qui a récemment pris en charge la gestion des fortifications, est chargée de prouver l’importance de ce système de défense, en proposant de nouveaux projets cohérents pour récupérer des crédits et renforcer son développement dans des secteurs précis.Pendant cette période, la plupart des fortifications face à la Belgique seront désarmées ou démantelées, tandis que celles à la frontière allemande seront modernisées, pour qu’elles remplissent leur rôle de dissuasion ou de barrage entre deux pays neutres, tels que la Belgique et la Suisse.La défense de la frontière franco-italienne est renforcée sur quelques passages stratégiques.