LA PLACE FORTIFIÉE DE LANGRES, ÉGALEMENT APPELÉE CAMP RETRANCHÉ

Carte Place de Langres.

Plan N°#014
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La citadelle
 Le fort Saint-Menge & ses batteries annexes
 L’ouvrage de Jorquenay
 Le magasin de Jorquenay
 L’ouvrage de Movange
 L’ouvrage du Bois de la Montagne
 Le magasin de la Manère
 Le fort de Dampierre
 Le magasin d’Orbigny au Val
 Le magasin de Salicant
 Le magasin de Plesnoy
 Le  fort de Plesnoy
 La batterie N°1 du Plesnoy
 La batterie N°2 du Plesnoy
 La batterie N°3 du Plesnoy
 La batterie N°4 du Plesnoy
 Le fort de Peigney
 Le magasin de Châtenay
 Le fort de Montlandon
 Le fort du Cognelot La batterie du Pailly
 La batterie du Mont
La place de Langres est utilisée comme arrêt et manœuvre pour fermer le passage de la trouée de Charmes en soutenant les armées de campagne,
il est possible d’éviter une invasion vers Paris par les vallées de la Marne et de la Seine.
En 1885, la ville est protégée par une citadelle construite entre 1842 et 1850, ainsi que par 8 forts et 9 batteries annexes.
Juste avant le siège de 1870, deux de ces forts, la Bonnelle et Peigney, ont commencé à être érigés.
Le projet du Général Séré de Rivières les intégrera et les terminera.
Après 1885, la place occupe la deuxième place après celles d’Epinal et de Toul.
Malgré quelques projets de modernisation, les forts ne seront pas renforcés. Néanmoins, certains, tels que Dampierre,
Saint Menge ou le Cognelot, auront un magasin souterrain pour stocker leurs munitions.
Dans 9 magasins de secteur, on stocke également les munitions des batteries dans les intervalles et de certains forts.
Afin de renforcer la défense de certains secteurs, 9 petits ouvrages d’infanterie construits en roc sont érigés au nord et à l’ouest de la place trois puits stratégiques sont érigés pour approvisionner les troupes de campagne en eau.
La place subit les plus grandes manœuvres militaires depuis la guerre de 1870 pendant l’été 1906. 
Près de 30000 hommes, 700 chevaux et plusieurs centaines de pièces d’artillerie provenant des quatre places de l’est sont rassemblés par elles.
C’est aussi une opportunité de tester de nouveaux équipements, tels que le canon de 155R ou le système Péchot,
en installant temporairement un réseau de voie de 60,
27 locomotives et environ 600 wagons seront utilisés pour effectuer des manœuvres.
L’Allemagne et d’autres pays étrangers sont conviés à participer aux manœuvres. 
Ils en déduiront que la France s’entraîne pour attaquer la forteresse de Metz.
En 1914, la place possède un équipement de manutention comprenant 3 fours pour 300 rations. Au moment de la mobilisation,
il y avait 438 officiers, 22484 hommes,1052 chevaux et un armement de 648 pièces.
Les 8 forts sont les 8 centres de résistance qui assurent sa défense.
La place subira les épreuves du feu pendant la Première Guerre mondiale.
Elle sera complètement désarmée en 1915, mais elle restera une base arrière jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale.